vendredi 10 février 2012

Kontum - Attapeu (Laos).

09 février 2012.
Kan Tum - Plei Kan. 67 km.

Finalement, cette dernière étape était assez agréable. Le trafic était correct; nous nous attendions à bien pire. Tant mieux.
Nous avons croisé Mike, triathlète allemand, qui visite le Vietnam à vélo pendant 3 semaines. Puis il s'en ira au Japon participer au Marathon de Tokyo. Il était ravi de nous voir et de discuter avec nous, car nous étions les premiers cyclos qu'il rencontrait.
Notre périple au Vietnam se termine aujourd'hui. Nous n'avons pas parcouru la moitié nord du pays, mais c'était convenu ainsi avant notre départ, par manque de temps et par choix.
Beaucoup de gens découvrent ce pays en voyage organisé. Ils visitent en priorité les sites touristiques et voyagent confortablement. Notre manière de voyager est plus basique, car nous nous plaisons à découvrir des lieux et des gens plus authentiques.
Donc, mon avis sur le Vietnam est très partagé. En effet, je n'ai pas trouvé les vietnamiens aussi sympathiques que les cambodgiens. Ceux de la tranche d' âge 18-40 ans sont taciturnes, hautains, ont un regard dur, et manquent souvent de respect, notamment sur la route.  Cette fierté mal placée est-elle due au développement rapide du pays depuis quelques années? Et du coup, se sentent-ils supérieurs à leurs voisins cambodgiens et laotiens? 
Les plus anciens sont différents: calmes, posés et respectueux.
Ceci dit, nous avons quand même rencontré des gens aimables, dévoués et souriants, comme nos anges gardiens qui nous ont escortés lorsque nous étions perdus, notre gérante d'hôtel à Kon Tum, très douce et disponible, et bien d'autres encore.
Demain, nous entrerons au Laos. Nous nous réjouissons de parcourir ce dernier pays, car tout le monde ne nous en a fait que des éloges.

10  février 2012.
Pleikan - Attapeu (Laos). 140 km. 8h30 de vélo.

C'est l'étape la plus difficile que j'ai faite depuis que je voyage à vélo. Jean m'a dit "il y a 140 km, mais après la frontière, il y a 60 km de descente". Et bien, après la frontière, il y a eu 6 km de descente à pic, puis du vallonné comme je n'en ai jamais vu: montées sur le petit plateau (à 5 km/h) et descentes sur le grand (à 45 km/h), et cela sur 30 km. Du vrai casse pattes. A midi, on avait fait que 48 km et toujours pas de vraie descente. Elle est arrivée un peu plus loin......enfin, quel plaisir. Les 50 derniers km étaient du faux plat descendant; on les a fait à 25km/h de moyenne.
Bref, nous avons vaincus et sommes arrivés de nuit, bien fatigués.
En revanche, passé la frontière, nous avons enfin trouvé le calme. Peu de circulation, peu de klaxon (quelques vietnamiens). On a traversé la jungle pendant 60 km. On entendait des chants d'oiseaux inconnus, on sentait de nouvelles odeurs. Enfin, nous pédalons dans un pays qui se prête au vélo.
Il est trop tôt pour donner mes premières impressions sur le Laos et les laotiens, car nous avons fini l'étape très tard. Quoiqu'il en soit, à Attapeu, nous n'entendons pas un seul klaxon.
Arrivée à la frontière laotienne

Dans la jungle

mercredi 8 février 2012

Retour à Kon Tum

06, 07 et 08 février 2012.

On nous avait promis que notre bus serait direct de Hoï An à Kon Tum. Balivernes!!!
Nous avons pris un premier bus à 18h00; super beau bus, confortable, personnel sympa parlant anglais. Ce bus nous a emmené à une dizaine de kilomètres. Là, nous avions une demi heure d'attente pour prendre notre bus (le même que le premier, nous a t-on dit).
Nous avons attendu 2 heures.....pour prendre un bus de qualité très médiocre, pas confortable, où nous n'étions que 6 touristes.
A 6h00 du matin, arrivée à Pleiku. Tout le monde descend !!! Nous aussi!!!
Du coup, nous avons du prendre (et payer) un mini bus bringueballant pour finir les 50 derniers kilomètres jusqu'à Kon Tum.
Lorsque nous sommes enfin arrivés, il était 8h00.
Nous sommes déçus; nous pensions enfin voyager dans un super bus confortable pour touristes! Rien !!! Nous n'y arriverons jamais !!!
Bref, nous allons retrouver nos fidèles montures et cela nous console.
Nous décidons de rester à Kon Tum quelques jours pour flâner dans la ville et ses alentours, visiter le Séminaire catholique et son musée des montagnards fermé la semaine dernière. Nous en profiterons pour nous reposer et nous refaire une santé avant de prendre la route du Laos.
A l'hôtel, nous rencontrons des habitués occidentaux. Ils sont ici pour le travail, comme Franck, un anglais, ou pour du bénévolat dans les orphelinats de la ville, comme Annie, vendéenne, il y a aussi Vincent,  de Bourg en Bresse, qui passe 6 mois de l'année en Asie du Sud Est pour le travail ou ses loisirs. Ces personnes sont d'une gentillesse et sympathie qui nous ont réchauffé le coeur. 
Demain, nous allons à Plei Kan, dernière étape vietnamienne avant la frontière. Dernière étape de bruits, de klaxons, de gros trafic et de pollution.
Il y a de belles églises catholiques au Vietnam
Musée des montagnards
Pont suspendu

dimanche 5 février 2012

Hue / Hoï An.

03 février 2012.
Hue.

Il a bruiné toute la journée. Pas top pour visiter une ville. Mais, témérairement, nous l'avons fait..et à pieds, refusant tous moyens de transport proposés.
Notre journée a commencé par un copieux petit déjeuner dans une boulangerie française. Nous avons abusé de toutes sortes de viennoiseries: pains au chocolat, pains aux raisins, chaussons à la banane; ceci pour deux raisons essentielles: tout d'abord nous voulions faire un break avec la  soupe aux nouilles et ensuite, faire une bonne action. En effet, cette boulangerie est une association humanitaire dont le but est de trouver un emploi stable à de jeunes vietnamiens défavorisés en leur apprenant le métier de boulanger. La vente de ses produits permet de financer leur formation. Donc, en toute bonne conscience, nous n'avons pas hésité à nous empiffrer.
La boulangerie française

Puis, armés de nos capes de pluie, nous avons arpenté Hue, ex ville impériale, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous y avons trouvé le Vietnam d'avant le communisme. Les édifices n'ont pas plus de 150 ans. Beaucoup portent les stigmates de la guerre et sont très mal entretenus, car le communisme réprouve ces emblèmes du pouvoir impérial. Nous avons visité l'enceinte impériale avec ses différentes portes, et tout ce qui se trouve à l'intérieur: le Palais Thai Hoa, les salles des Mandarins, la Cité pourpre interdite, le théatre royal, la résidence de Dien Tho (appartement des reines mères), etc. Nous nous sommes promenés le long de la rivière des parfums et avons cloturé notre journée par la visite du musée de Ho Chi Minh.


Je n'ai pas été éblouie par tous ces monuments grandioses; peut être était-ce parce que je les vus sous la grisaille, ou alors parce qu'ils ont un grand besoin d'être restaurés, ou encore parce que j'avais encore dans la tête l'image des somptueux Palais et Pagodes cambodgiens.

04 février 2012
Hue - Hoï An. 140 km en bus.

Comme cela nous change de voyager sans vélos! Tout nous parait bien plus facile. La réceptionniste de notre hôtel nous a réservé 2 places de bus pour Hoï An. Le bus nous a pris devant l'hôtel . Cette fois-ci, le chauffeur a roulé très prudemment; probablement parce qu'il y avait 95% de touristes.
A Hoï An, une navette  nous a emmenés jusqu'à l'hôtel que nous avions réservé. Pas besoin de chercher, pas besoin de demander notre direction. Finalement voyager en backpacker est trop fastoche.
L'après-midi, nous sommes allés faire une petite ballade de reconnaissance dans la ville. Nous avons à nouveau rencontré, par hasard, Mathieu et Charlotte; et comme nous avions rendez-vous avec Camille pour le diner, nous les avons invités à se joindre à nous.

Nous avons passé une soirée très agréable entre voyageurs français, échangeant nos expériences respectives de voyage et projets pour les prochaines semaines. Camille quittera le Vietnam dans 15 jours pour la Malaisie, Mathieu et Charlotte se dirigeront demain vers Hanoï puis rejoindront le Laos par le Nord; quant à nous, d'ici une semaine, nous remonterons le Laos du Sud au Nord. Possible donc que nos chemins se croisent à nouveau.


05 février 2012.
Hoï An.

Nous nous offrons une matinée de farniente à la plage. A midi nous nous y prenons un repas de roi (poisson frais). Nous avons décidé de vraiment profiter de cette journée sans nous priver. Ce qui serait totalement idiot car ce festin ne nous coute que 5 dollars par personne.

Puis, repus, nous visitons la ville: pont japonnais, maisons communes chinoises, et pagodes.
Hoï An est une ville historique pleine de charme. Elle aussi a été classée en 1999 au patrimoine mondial de l'Unesco. Depuis les années 90, elle est devenue une agglomération presque entièrement touristique. Nous avons flâné dans les ruelles de la vieille ville, interdites aux voitures.
Vers 17h00, nous retournons à l'hôtel, car nous devons prendre un bus de nuit pour retourner à Kon Tum.

jeudi 2 février 2012

Kon Tum - Hue

02 février 2012.
Kon Tum - Hue. 400 km environs, en bus.

Pendant quelques jours, nous serons backpackers. Nous n'avons pas l'habitude d'être pris en charge pour les déplacements; cela nous fait tout drôle de n' avoir à faire ni efforts physiques, ni à chercher notre route.
Donc ce matin, nous prenons un taxi pour aller à la gare routière. Cool !!!
A nouveau, nous allons voyager avec "le peuple" dans un minibus, qui apparemment n'a plus d'amortisseurs. La route est bien défoncée par endroits, nous sommes secoués comme des pruniers et parfois nous décollons carrément de notre siège. Pas mal de gens sont malades. Mais nous avons de la chance, nous supportons bien ces sept heures de route.
A notre grande surprise, le trafic se calme au bout de 60 km. Nous traversons de jolies contrées: montagne, jungle, grandes rizières et petits villages paisibles. Nous commençons à regretter nos vélos. Nous sommes frustrés de ne pas mieux profiter de cette route calme, de ces beaux paysages et de ne pas pouvoir nous arrêter pour prendre des photos.
Mais, à 80 km de l'arrivée, le trafic s'intensifie beaucoup. Nos regrets s'estompent un peu. Nous arrivons à Hue, le dos un peu cassé.
Nous rejoignons le centre ville en mototaxi. ! Il ne reste plus que le bateau et le train (et c'est prévu au Laos), et nous aurons expérimenté tous les moyens de transport.
Nous allons visiter Hue durant 2 jours.

Mototaxi

mercredi 1 février 2012

Kon Tum

01 février 2012.
Kon Tum.

Journée de repos et de ballade à pied dans Kon Tum et ses environs.
Nous rencontrons Camille au petit déjeuner à l'hôtel. C'est une française de 33 ans qui a démissionné de son travail de caviste pour faire un tour du monde. Elle nous donne des tas de renseignements sur le Laos qu'elle vient de visiter, mais aussi sur la Birmanie, qu'elle a parcouru en novembre et dont elle ne tarit pas d'éloges. Cela tombe très bien pour moi, car c'était mon projet pour janvier 2013. Elle finit donc de me convaincre.
Nous avons vite sympathisé et nous allons passer la journée ensemble.

Tout d'abord, nous voulons visiter le Séminaire catholique édifié en 1934, qui abrite une chapelle et un musée présentant la vie des minorités ethniques.  Mais pas de chance: le séminaire est fermé cette semaine.
Séminaire catholique

Nous nous dirigeons donc vers la sortie Est de la ville et visitons les villages de Kon Tum Konam et Kon Tum Kopong.  Dans ces faubourgs beaucoup plus pauvres que la ville, la vie s'organise autour de la "nha rong" traditionnelle, une haute maison communale au toit de chaume construite sur pilotis. Ces pilotis étaient à l'origine une protection contre les éléphants, les tigres et autres animaux. Ces maisons "rong" servent aux réunions, mariages, fêtes ou prières.
Les villageois sont très souriants et accueillants. Il règne dans ces endroits une sérénité qui nous fait du bien.
Nha rong


Cette journée à Kon Tum contraste énormément avec les trois jours d'enfer que nous avons vécu sur la route. Du coup, nous remettons en question la suite de notre parcours au Vietnam.
En effet, cela ne sert à rien de s'obstiner à vouloir absolument pédaler sur une route sans intérêt et surtout dangereuse. Cependant, nous ne voulons pas quitter ce pays sans avoir visité Hue et Hoi An. Nous décidons donc de finir en bus. La gérante de l'hôtel accepte grâcieusement de garder  vélos et sacoches le temps qu'il faudra. Demain matin à l'aube, nous prendrons un bus pour Hue.
Le temps que nous allons gagner par ce changement de programme sera mis à profit pour explorer plus longuement le Laos, où la visite à vélo s'y prête mieux. Il nous suffira pour cela de demander une prolongation de visa.

mardi 31 janvier 2012

Buon Ma Thuot - Kon Tum.

29 janvier 2012.
Buon Ma Thuot - Ea Drang. 87 km.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier, c'était du bonheur; aujourd'hui, la galère. Nous attaquons notre étape par un faux plat montant de 30 km, avec, pour corser la difficulté un très fort vent de face. Nous avons l'impression de faire du sur-place. On en est pas très loin d'ailleurs, car nous roulons à une moyenne de 13 km/h. Le cardio monte et les cuisses chauffent. Pas de répit.
Nous nous arrêtons au bout de deux heures, avalons un régime de bananes, un gros paquet de gâteaux et un café pour reprendre un peu de forces.
Nous avons en prime une circulation telle que nous n'en avons jamais vu encore: des camions, des 4x4, des motos et des bus à foison. C'est la première fois que nous voyons tant de bus. Les chauffeurs sont fous ! Ils doublent quand ils veulent en klaxonnant pour dire de faire place. Peu importe qui roule, l'essentiel, c'est qu'ils passent. Nous avons eu quelques frayeurs en voyant au loin un bus en doubler un autre alors qu'un camion arrivait en face. Et bien, c'est le camion qui a du se pousser!
Voir cela m'a mise en colère. Comment peut on tolérer une telle conduite ? Ces chauffeurs ont la responsabilité de leurs passagers ! Ils ne respectent personne sur la route! Je ne comprends pas que le gouvernement ne fasse rien. Tout le code de la route est à revoir au Vietnam!
Vers 11h00, nous arrivons à Buon Ho. Nous sommes fatigués physiquement et mentalement. C'est alors qu'il se met à pleuvoir. Nous attendons dans un café que la pluie se calme, mais elle redouble d'intensité. Nous allons manger avec l'idée d'arrêter ici notre étape. La première guesthouse où nous allons affiche complet.
Qu'importe. La pluie a cessé, le vent de face est devenu latéral. Il nous reste 40 km à faire. Nous décidons d'aller jusqu'au bout. Ce sera toujours ça de fait pour demain.
Et rebelote: motos, voitures, camions et....satanés bus!. Dommage car la route est agréable: vallonnée et boisée.
Nous ne prenons aucune photo aujourd'hui. Cela témoigne de notre état d'esprit.
Quoiqu'il en soit, malgré tous ces obstacles, nous arrivons à Ea Drang vers 16h00.
Nous avons vaincu! YES!!!

30 janvier2012.
 Ea Drang - Chu Se. 70 km.

Pas grand chose à raconter pour cette journée.
Notre étape d' hier nous a fatigués. Nous avons les jambes molles.  Donc nous décidons de faire un peu moins de kilomètres. Le ciel est bien dégagé, mais il y a toujours un vent très fort tourbillonnant, qui nous freine et nous déséquilibre parfois. Ce sera la difficulté du jour car il nous suivra jusqu'à l'arrivée.
Au onzième kilomètre, première crevaison!! C'est une pointe de silex qui s'est plantée dans mon pneu. Tout d'abord: on râle! Puis on décharge le vélo, on démonte la roue, on change la chambre à air, on remonte, on recharge et on repart....et l'incident est vite oublié.
Coté trafic, ça va un peu mieux. Mais il y a encore pas mal de bus et de camions, qui crachent une fumée très noire. Qu'est ce qu'on peut avaler!!!
De plus, les bas cotés de la route sont une véritable décharge. Pas très écolos ces asiatiques! Dommage car le parcours est agréable et très vallonné.
Dur de repartir ensuite !
Un panneau qu'on comprend.


31 janvier 2012.
Chu Se - Kon Tum. 88 km.

Nous voilà repartis sur cette même route avec toujours les mêmes conditions: vent très fort, et trafic toujours présent. Nous avons notre dose quotidienne de décibels avec les klaxons et notre ration de gaz carbonique. On commence à en avoir assez du bruit et de la pollution.
Pourtant nous avons traversé une jolie forêt d'hévéas. Elle appelait à la promenade. Les troncs des arbres étaient striés en spirale et portaient des petites coupelles pour récupérer le latex.

A Kon Tum, nous avons trouvé un hébergement très confortable dans un quartier calme. Nous allons y rester 1 journée pour nous reposer et aller visiter quelques villages de minorités ethniques dans les alentours.

samedi 28 janvier 2012

Da Lat - Buon Ma Thuot.

27 janvier 2012.
Da Lat - Krong No. 137 km.

Changement de décor: nous sommes dans les hauts plateaux que nous allons parcourir vers le nord.
En quittant Da Lat, nous nous régalons d'une longue descente de 30 km, que nous bouclons en moins d' une heure. Hélas, nous perdons toute cette avance à Duc Trong, car nous peinons à trouver notre route. Nous faisons 10 km avant que nous soyons enfin sur la bonne voie.
A partir de là: que du bonheur! Le trafic est beaucoup plus calme et le relief devient accidenté. Enfin, la montagne! Nous préférons de loin ce profil à la monotonie des routes plates et droites. Nous découvrons des routes sinueuses, des vallées verdoyantes et une végétation très dense. Nous traversons des villages avec de charmantes villas et des hameaux avec des cabanons en bois.

Notre étape est longue, mais nous ne le remarquons pas; nous sommes enchantés par le charme rustique de ces plateaux; nous sommes également euphoriques à l'idée d'avaler du dénivellée.
Nous passons un col (10 km de montée) au soixantième kilomètre; nous avions oublié cette sensation du coeur qui palpite avec l'effort. Puis nous savourons la descente, comme une récompense bien méritée.

En guise de finish, à 35 kilomètres de l'arrivée, la route se transforme en piste caillouteuse très désagréable. Nous devons rester vigilants pour préserver nos montures et éviter la crevaison. Mais nous finissons l'étape avec le fier sentiment d'une journée bien accomplie.

28 janvier 2012
Krong No - Buon Ma Thuot. 103 km.

Notre route est une succession de lacets, de montées et de descentes. Nous nous régalons du calme et du charme de cette nature. Nous traversons des plantations de café, des rizières et autres cultures.
Les habitants sont souriants et nous saluent. Certains tentent une discussion lorsque nous sommes arrêtés. D'autres nous photographient  lorsque nous peinons tout transpirants dans les cols. Nous sommes des vedettes ! Pas besoin de faire le tour de France ! 
Rizières
Caféiers

Arrivés à l'étape, nous mettons du temps à trouver notre hébergement; nous consultons la carte, demandons notre route, parcourons plusieurs fois la même rue dans un sens, puis dans l'autre. Nous commençions à être désespérés, lorsque notre ange gardien est arrivé. Non pas en moto cette fois, mais en taxi. Il nous a priés de le suivre et nous a mené à bon port.
Nous retrouvons Charlotte et Mathieu, deux jeunes français backpakers, rencontrés à Da Lat . Ils entament un voyage d'une année. Ils suivent sensiblement la même route que nous, mais en bus.
En fin de soirée, le propriétaire de notre guesthouse nous convie à boire un verre dans sa maison. Toute sa famille est présente et honorée de recevoir des étrangers. La communication difficile, mais nous y arrivons quand même. Nous passons un bon moment de franches rigolades.
C'est ça la magie du voyage.